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Avec Google j’interroge, avec Twitter je discute, avec FB je me mets en scène?

Autre titre que j’avais en tête 🙂

Avec Google j’ai en tête ce que je cherche, avec Twitter j’écoute & partage ce que je cherche, avec FB je suis avec ceux que G trouvé

Avec Google j’interroge

A quoi vous sert Google ? Cette question en me la posant je réponds quelque chose du genre :

Je cherche quelque chose, que ce soit un site, une info, une image, une adresse voire me repérer… Bon il y a aussi Google Chrome mais ce n’est vraiment pas ma tasse de thé !

Bien sûr, Google moteur de recherche gratuit (pour les professionnels c’est une toute autre histoire^^) et son appétit pour s’étendre me surprend toujours. Souvent emprunt de réussite et parfois oublié ou demi-succès ; Google ose la copie, l’innovation tout en maintenant au top ses services qui ont fait son succès.

Son site pour concurrencer Facebook avec des avatars m’a laissé pantois. Qui se souvient de son nom et de sa manière tellement éloignée de ce qui fait le charme et l’efficacité de Google ? Quant à Google wave que j’attendais avec joie, un vrai soufflet.

Mais il est normal d’essuyer des échecs et de mon point de vue c’est réconfortant. Malgré les sommes considérables investies, c’est un vrai soulagement de savoir que tout repose sur les utilisateurs et de ce qu’ils voudront (bien) adopter. Je pense qu’il y aurait ici une vraie recherche à faire sur ce qui peut tromper un tel géant lorsqu’il propose – à grand renfort de slogans – une nouvelle expérience (je ferai un billet à ce sujet je pense).

Cet appétit pour se diversifier me fait d’autant penser à une obligation dictée par le marché voire des ‘early adopter’, qu’à une réelle réflexion, une stratégie. La frénésie du ‘premier arrivé, premier servi’, ou du ‘chez les autres c’est cela qui marche’, entraîne peut-être des prises de risques inutiles.

Car plus que le gratuit et la joie d’essayer quelque chose de nouveau, l’utilisateur que je suis, veut un produit simple et efficace qui ne lui fasse pas peur. C’est pourquoi je rejoins à 200% ce que dit Amy Jo Kim lorsqu’elle expose ‘putting the fun in functionnal’ (ici)

Certains me diront que Google ce sont aussi des outils : Gmail, bureautiques… Mais là je frémis à l’idée de mettre des documents professionnels sur un agenda Google. Pour le côté ‘professionnel’, je me pose toujours la question de ce que pourrait en faire Google.

Pour autant Google est un merveilleux outil pour qui peut s’en servir et le transformer en un formidable jeu.

Comment ? Ne vous êtes vous jamais laissé entraîner par vos recherches. Au détour d’un clic en tapant un mot, le moteur commence par vous proposer les plus connus et tout de suite après c’est l’avalanche de propositions. Les premières lignes qui doivent m’attirer, telle des génériques de films ou des vitrines de magasins accrochent mon regard, tendant à le retenir. Science des mots, formule choc voire image et c’est la découverte. Le clic est à portée et c’est ainsi que débute l’aventure. Vous devenez de plus en plus expérimenté(e) et affinez vos recherches et finalement, tombez sur ce que vous cherchez.

Quand le moteur vous résiste c’est limite si vous pensez :

les règles du jeu ne sont pas respectées.

Et au détour d’un mot mal tapé, l’inconnu s’offre à vous. Il faut noter que Google vous reprend en vous proposant ‘poliment’ une correction. Mais laissez-vous guider par votre erreur. Le jeu en devient parfois riche d’enseignement !

Donc avec Google j’interroge…

Avec Twitter je discute

Twitter-logo

Il y a peu je me lançais dans une première description sur Twitter et le fait que c’était une langue vivante ( lien ici)

Comme pour Google, quand j’ai découvert Twitter je me suis demandé à quoi cela pouvait servir.

Un abord rugueux, une simplicité qui ne laisse pas paraitre son réel potentiel et ses possibilités. Des freins que traduisent bien des statistiques (lien ici).

Que penser quand on voit qu’un nombre important de personnes ne passe pas le cap de l’inscription. Certainement une méconnaissance, une incompréhension de ce que peut apporter Twitter, à savoir une formidable ouverture à la discussion… mais en ligne (donc moins intéressant selon certaines personnes? Je ferai un billet dessus plus tard)

Cette réticence pourrait elle être due à un manque d’accompagnement et une incompréhension ?

 

La liberté demande une grande exigence, celle de bien vouloir l’explorer.

Des fils de discussions décousus, des propositions non guidées, peu de mots pour s’exprimer, des liens inhabituels et des mots précédés par le symbole #. Un vrai barrage à l’accueil.

Si le cap est passé et bien souvent il l’est en étant coopté, il est plus qu’intéressant de s’immiscer dans la conversation du sujet que l’on veut suivre. La cooptation, plus que ce phénomène de #curation devrait à mon avis devenir une pratique ‘à la mode’.

Une discussion Twitter grâce à certains prend un sens différent. Que l’on suive une personne, un sujet, un mot clef et c’est une aventure qui débute.

J’y vois plusieurs discussions.

Une classique mais qui semble tarder en France, est celle d’un SAV à la pointe des attentes de sa clientèle. Dans un livre je découvrais comment un leader d’opinion avait pu en quelques Tweets être contacté et aidé. Furieux de se retrouver en panne il avait lancé par un tweet rageur sa colère à la figure de ceux qui le suivait en y ajoutant le #nomdelamarque. C’est ici que l’histoire devient intéressante. Cette société avait compris bien avant beaucoup de monde le potentiel de Twitter et y avait dédié une équipe. Au final la marque et la personne ont échangé et résolu le problème. Cette proximité, ce contact direct, humain (?) est un bel exemple d’une discussion qui a pour le coup aboutit à une solution et même une fidélisation renforcée :

un nouvel ambassadeur de marque !

Plus tard, je me suis posé la question de la discussion en cherchant à relancer en posant une question.

Ce type de langage, je dois encore l’apprivoiser car mes habitudes françaises à poser des questions fermées ou à parler sans vouloir ouvrir le débat (en imposant un lien) freinent encore cette possibilité d’échanger. Est ce que Twitter permet aux personnes de poser des questions ? Je ne peux y répondre mais je serai tenter de dire

non ou pas beaucoup

En fait c’est plus une suite ininterrompue d’informations, qui abreuve ma soif de connaissances, ma curiosité, une discussion qui s’enchaîne.

Bien plus récemment, je discutais avec un ami au téléphone sur les limites de Google (l’achat de mots clefs). Convertis à Twitter, il me disait son émotion en voyant le dévoiement de ce formidable outil de recherche. Pendant la discussion j’avais en mémoire l’affaire sur Michelle Obama même si l’achat de mots n’était peut être pas la cause de ce scandaleux affichage. Suite à cela, j’étais content d’entendre sa voix via Twitter continuer à discuter de son oeuvre. Finalement, sa réponse ‘oh combien intelligente’ à Google, a été de discuter avec les gens qui comme lui se sont investis en utilisant Twitter. Google ne peut rien faire sur ce terrain des discussions entre personnes.

Une discussion en qualité de follower… Quel plaisir que de lire une correspondance d’idées qui parfois éclaire mes avis. Au détour d’une maxime, un lien et c’est une conviction, une opinion qui se fait jour.

Une discussion en qualité de participant lors d’une conférence. Ici le mot ‘participant’ est bien plus complexe. Je ne suis pas forcément sur les lieux et pourtant je peux capter les émotions, les résumés en suivant des #. Suivre la conférence Apple sur place est un plaisir que j’aimerais avoir mais en attendant, je me forge une idée en ‘écoutant’ les ‘bruits’ de la salle à travers ce fil. Si en plus je peux y percevoir ce qui s’y entend c’est encore mieux 🙂

Une discussion en qualité de RT. Un RT, pour partager l’info, pour amorcer un dialogue. C’est le début de la reconnaissance de l’information et aussi l’envie de lier connaissance. Cette bulle de ‘prestige’ qui permet à l’auteur de trouver un écho et à la personne qui fait un RT de dire qu’elle existe si elle arrive, et/ou d’approuver l’information fournie, de la coopter.

Une discussion parsemée de # comme autant de marqueurs afin qu’elle puisse être entendue par tout le monde.

Une discussion en forme de monologue quand je lis les @trend du moment.

Mais bien au delà de cela il y aussi une discussion avec des ‘experts’. Le pluri culturalisme, le mondialisme, le sentiment de liberté prend à ce moment un sens bien plus important et finalement me pose une question de taille :

Est ce que dire c’est faire ? en d’autre termes, est ce que Twitter n’est (ou ne devient) pas un puissant vecteur d’idées qui abolit la notion de frontière tant géographique, qu’intellectuelle et engage des actes ?

Je n’ai pas la réponse… Mais les récents évènements en Tunisie, Egypte et bientôt ailleurs me laissent penser que ça en prend le chemin ^^

Donc avec Twitter je discute…

Avec Facebook je me mets en scène

Facebook-logo

J’ai toujours souri lorsque j’ai pu lire, entendre des médias sortir des idées préconçues, populaires sur la vie privée et le manque d’intimité que Facebook implique.

Qu’a-t’on pu entendre sur ce sujet, perte de valeur, vie privée gâchée, données personnelles exploitées à des fins commerciales, et à chaque fois cette communication est illustrée par des exemples évocateurs (voire extrêmes).

Foutaise que cela…

Ces réactions, descriptions sont autant d’idées préconçues qui supposent que tout reste figé. C’est penser que les gens n’apprennent rien et ne savent pas (plus?) contourner ces défauts.

La question que je me poserai si j’étais journaliste / commentateur serait

 

 

Est-ce que ce que je montre c’est moi, une partie de moi ou une projection de moi ?

Warhol parlait de 5 minutes de gloire, Facebook propose de l’avoir tout le temps, cette gloire. Mais plus que cela, Facebook est un vecteur de lien essentiel pour se projeter, et se raconter.

Si on prend les commentaires, les liens proposés, au final que partage-t’on ? Une idée, de l’humour, de la colère, une émotion.

Mais à quoi cela sert-il ? La reconnaissance, la complicité, la popularité. On se définit tel que l’on souhaiterait paraître et ce partage de «soi» crée donc un lien porteur qui raconte une histoire, non pas la sienne vraiment mais celle que l’on veut montrer, diffuser.

Quand je partage une photo, j’y ajoute un commentaire et le tour est joué. Et la vraie vie privée dans cela ? Les gens ont appris depuis longtemps à segmenter leur vie et Facebook n’échappe pas à la règle (bien sûr il y a les exceptions à la règle). La critique classique est cette fameuse photo honteuse de vous dans une situation grotesque ou peu avantageuse…

Que va-t-il se passer le jour de votre recrutement ?

Cette question les gens y ont répondu depuis longtemps : ils ont créé plusieurs profils. Un public, un privé etc.

Mais attendez là on y est 🙂 On fabrique une mise en scène, on construit une segmentation entre privé et public, on distribue les cartes : emploi, copain, patron etc.

Dans le pire des cas, connaissant cette mécanique d’‘image’, il faut aussi en jouer. Un recruteur a-t-il le temps de voir votre profil Facebook ? surtout si vous êtes jeune recrue ? J’ai un doute. Maintenant s’il tombait sur cette ‘image’ que pourriez-vous dire ? Êtes-vous vivant ou inerte dans une société lisse et sans accroc ? Non…La bonne répartie c’est une question en retour : «Que voyez vous ? Que partagez-vous sur Facebook ? Vous en pensez quoi ?»…

Maintenant il existe les pokes. Un truc qui vous permet de donner une tape amicale (virtuelle^^) à votre ‘pote’. Comme si la discussion asynchrone ne suffisait pas. Signe d’affection, d’amitié (voire plus), d’attention. Une mise en scène graphique avec une trace qui reste sur votre mur comme un trophée.

Facebook met en scène votre carnet d’adresses, vos amis sont autant de liens que vous exposez à vos autres amis (au moins voire plus). Tous amis, relations, une belle photo de famille…

Quand aux jeux, les mécaniques reposent essentiellement sur l’asynchrone, le besoin des autres, les cadeaux et le score. Un jeu donc pas soi-même, mais on affiche un goût, un plaisir et souvent (toujours?) on fait des cadeaux. Du virtuel ludique, en aucun cas ce que l’on est en tant que personne.

Vous êtes fan ? Tant mieux, vous ne faites que vous abreuvez auprès de personnes qui partagent un goût commun. Êtes-vous un fan ou tout simplement vous avez un intérêt, une curiosité ? Difficile de savoir. Le flou s’additionne à une ‘image’ de vous que vous projetez. La mise en scène de votre ‘moi numérique’ grandit !

Au final vous êtes sur Facebook et alors ? Est-ce vous ? Non… Juste un ersatz tout au plus une projection de ce que vous avez voulu partager, une émotion…

Donc avec Facebook je me mets en scène…

et vous qu’en pensez-vous ?

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Papa, maman, j’ai Twitter première langue

Premiers pas dans la blogosphère, donc certainement une tonne d’erreur à venir et pourtant 🙂

Il y a depuis peu des tweets qui parlent d’un possible rachat de Twitter par Facebook ou Google et ceci me semble étrange.

Par exemple ici

Pourquoi étrange ? Tout simplement parce que chacun de ces médias parle sa langue et que telle une culture il faut préserver ses différences.

Twitter-cartable

Si achat il y a, alors il y a fort à parier qu’une partie de l’esprit Twitter sera modifié. Mais telle une langue il faudra alors savoir s’il s’agira d’une langue morte étudiée par des érudits, un dialecte, ou une langue vivante qui restera ancrer dans nos usages.

Car Twitter est une langue que l’on découvre au fil du temps, avec ses règles, ses rites, ses joies mais avant tout sa structure et donc son écriture, sa langue.

14O caractères… Un bien petit nombre de caractères surtout quand on ajoute qu’il faut prévoir les hashtags, les liens et la place pour les commentaires, appréciations de chacun.

Une langue au discours éclairant, rapide, qui fuse et qui accroche telle une enseigne lumineuse au milieu d’une myriade d’autres.

Une langue construite autour d’une phrase choc qui réinvente la formule et se fait de plus en plus concise. Telle une langue dont la grammaire rimerait avec efficacité et curiosité exacerbée.

Une langue en mouvement car elle s’enrichit chaque jour de tweets tous plus différents les uns des autres.

Une langue internationale par sa syntaxe qui pose des repères pour mieux se retrouver.

Une langue qui segmente tout en regroupant des inconnus autour d’un thème qui les intéresse.

Une langue qui est simple mais comme toute chose simple, impossible à cerner totalement.

Une langue qui s’apprivoise en devenant un follower, en faisant des RT puis un jour en trouvant quelque chose et en la partageant.

Une langue qui a ses modes, comme le terme Curator qui a surgit en nous proposant ses gourous.

Une langue vivante donc… Et demain ? Qu’en serait il si l’achat de Twitter se confirmait ?

Une langue qui devra être comprise par le nouvel acquéreur (s’il y a) mais qui ne peut pas être maitrisée car trop en mouvement.

Une langue sur laquelle les ‘chercheurs de sens’ vont se pencher pour la comprendre et la rentrer dans leur modèle économique.

J’aime à penser que les érudits ont passé leur chemin, ne sachant pas encore s’y repérer, et si achat il y a, ce sera forcément pour exploiter cette richesse.

Une langue vivante donc 🙂

Et demain on entendra peut être :

Papa, maman, j’ai Twitter premiére langue !

Bientôt un nouveau billet sur Google, Twitter et Facebook

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